Le poids de la neige – Christian Guay-Poliquin – L’Observatoire

Un roman contemplatif magnifiquement écrit.

 

Résumé éditeur:

À la suite d’un accident, un homme se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d’électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire.

Dans la véranda d’une maison où se croisent les courants d’air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l’hiver et de leur rude face-à-face.

Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide.

Alors que les centimètres de neige s’accumulent, tiendront-ils le coup face aux menaces extérieures et aux écueils intimes ?

 

La note américaine – David Grann – éditions Globe

Un pan de l’histoire Américaine passionnant! Un docu-fiction aussi captivant qu’un bon Polar!

 

Résumé éditeur:

1921 Les guerres indiennes sont loin. Leurs survivants ont, pour la plupart, été parqués dans des réserves où ils végètent, misérables, abandonnés à leur sort.

Une exception à cette règle : le peuple osage. Il s’est vu attribuer un territoire minéral aux confins de l’Oklahoma. Or ces rochers recouvrent le plus grand gisement de pétrole des États-Unis. Les Osages sont millionnaires, roulent en voitures de luxe, envoient leurs enfants dans les plus prestigieuses universités et se font servir par des domestiques blancs. Le monde à l’envers.
Un jour, deux membres de la tribu disparaissent. Un corps est retrouvé, une balle dans la tête. Puis une femme meurt empoisonnée. Et une autre. Plus tard, une maison explose. Trois morts. Qui commet ces assassinats ? Qui a intérêt à terroriser les riches Osages ? Les premières enquêtes, locales, sont bâclées, elles piétinent. C’est pourquoi, après une nouvelle série noire, ce dossier brûlant est confié au BOI (Bureau of Investigation, qui deviendra le FBI en 1935). À sa tête, un très jeune homme. Son nom est Hoover, Edgar J. Hoover. Il veut deux choses. La première : faire toute la lumière sur cette sombre affaire, et il s’en donne les moyens, enquêteurs hors pair, méthodes rigoureuses de police scientifique, mise en fiche de la moindre information. La seconde : le pouvoir. Surtout le pouvoir. Et ce premier coup d’éclat va le lui offrir sur un plateau.

 

« Entre deux mondes » Olivier Norek – Michel Lafon

Quelle différence entre un policier Syrien et un policier Français? Sinon que le premier a dû fuir son pays et se retrouve être un pestiféré! Leur soif de Justice est la même. Leur amour pour leur famille est la même. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants. Avec leur passé, leur histoire. Olivier Norek leur redonne leur humanité à travers l’histoire d’Adam, policier Syrien à la recherche de sa femme et de sa petite fille, parties de Syrie avant lui.

Un roman au delà du Polar! C’est un manifeste humaniste! A lire!! Pour regagner un peu d’humanité. Balayer cette indifférence face à la misère de ces familles à la recherche d’un peu de bonheur.

 

 

« Celle qui ne pleurait jamais » Christophe Vasse – Les Nouveaux Auteurs

Un polar découvrir!! Un auteur à suivre!

Résumé éditeur:

Séverin semble bien avoir raté sa vie : un divorce, une fille qui se passerait volontiers de son père, un boulot de flic sans intérêt et des troubles de la personnalité qui ont achevé de faire le vide autour de lui. Lorsqu’il se rend sur la première scène de crime de sa carrière, son seul désir est de se débarrasser de l’affaire au plus vite. Mais il va très vite comprendre que ce meurtre le concerne bien plus qu’il ne s’y attendait.
Une trace génétique est trouvée sur les lieux du crime et l’assassin est tout désigné. Mais pour Séverin, il est hors de question d’accepter l’évidence. Déterminé à retrouver le véritable tueur, il décide de suivre son propre instinct. Jusqu’à la plus effrayante des vérités.

 

 

« Fief » David Lopez – Seuil

David Lopez signe un premier roman remarquable dans un style narratif percutant!

Il dépeint une jeunesse désœuvrée, coincée entre ville et campagne (sa descriptions de la ville ( quand on la connaît) est tellement juste!). Ce sont de jeunes hommes en attente. En attente de boulot, d’amour, d’avenir. Leurs journées s’écoulent entre jeux de cartes, fumette et joutes oratoires; le tout entrecoupé de boxe, des passages magnifiques que même un profane( comme moi) trouveront passionnants.

 

 

 

 

 

 

 

« Marie et Bronia » Natacha Henry – Albin Michel

Un roman passionnant sur la jeunesse de Marie et Bronia Sklowdoska. Marie qui sera plus connue sous le nom de Curie.

A travers leur parcours, difficile, pour accéder aux études, leur ténacité, et leur pacte, nous assistons à l’évolution de la médecine, de la recherche.

Un roman à pour les fins de collège qui passionnera les curieux!

« Mon autopsie » Jean-Louis Fournier – Stock

Jean-Louis Fournier s’imagine sur une table d’autopsie, confié aux mains d’une jeune étudiante en médecine (et jolie, tant qu’à faire!).

C’est l’occasion pour l’auteur d’autopsier également sa vie passée; personnelle (il aime les femmes, c’est indéniable) et professionnelle, avec ce ton si reconnaissable, humour parfois acerbe, tendre, cynique, drôle, sensible…

J’ai eu un grand plaisir à retrouver la plume de Jean-Louis Fournier!  Une fois le livre terminé, ( quoi déjà??) une seule envie, retourner piocher quelques phrases, par-ci…par-là..

Vous l’aurez compris, cette autopsie biographique est à lire!

 

 

« Les fantômes du vieux Pays » Nathan Hill – Éditions Flammarion

Un roman captivant servant de prétexte à l’auteur, dont c’est le premier roman, pour dépeindre une Amérique avec cynisme et causticité. Une pépite!

Résumé de l’éditeur:

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes.
Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

« Bakhita » Véronique Olmi – Albin Michel

Merveilleuse! Courageuse! Incroyable Bakhita!

Quel destin que celui de cette petite fille arrachée aux siens pour être vendue!  Quelle résilience, quel exemple à prendre!

Véronique Olmi évoque avec force, émotion une vie extraordinaire d’une petite esclave devenue Sainte . Un roman à lire, à retenir, à partager!

 

Résumé éditeur:

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.